Philip Cordery

Menu

Mots clés

Une rentrée politique en trompe-l’œil

Article mis en ligne le 17 octobre 2014 dans À l'Assemblée nationale.

table.jpg

Les Français ont largement entendu parler de l’éviction d’Arnaud Montebourg du gouvernement, du livre de Valérie Trierweiler ou de la démission de Thomas Thévenoud et ont souvent gardé une image agitée, voire négative, de cette rentrée politique. Pourtant la réalité est plus complexe. Bien d’autres choses se sont passées ces dernières semaines, sans doute moins « vendeuses » pour les médias, mais bien plus importantes pour la France et pour la vie quotidienne de nos concitoyens.

Ces trois événements sont très regrettables et je suis en colère contre leurs auteurs. Mais ils ont en commun d’être des agissements personnels. L’ambition, la revanche ou la faute ne peuvent et ne doivent pas faire oublier que l’essentiel réside dans l’intérêt collectif des Français.

Par ailleurs, le cas Thévenoud, injustifiable et heureusement  sanctionné, a au moins eu le mérite, de souligner l’efficacité des récentes lois sur la transparence de la vie publique. Les agissements de la sorte, étouffés sous les gouvernements précédents, sont aujourd’hui détectés et leurs responsables sanctionnés.

Mais la rentrée 2014, ce sont aussi des actions, des résultats et de nouveaux engagements dont la majorité peut être fière. 

La rentrée 2014, c’est une rentrée scolaire réussie. Quel changement par rapport aux rentrées Sarkozy, faites de classes supprimées ou surchargées et d’effectifs d’enseignants réduits… Cette année, la réforme des rythmes scolaires s’est généralisée et plus de 4000 postes ont été créés, portant à 24 000 le nombre de créations de postes depuis 2012 sur les 60 000 postes promis pour le quinquennat. L’allocation de rentrée scolaire a par ailleurs été augmentée pour 5 millions de familles et plus de 170 000 étudiants ont vu leurs bourses scolaires revalorisées tandis que la garantie locative étudiante s’est généralisée. 

La rentrée 2014, ce sont des actes et des résultats concrets pour la préservation de notre justice sociale.  Le projet de loi d’adaptation de la société au vieillissement, qui bénéficiera d’un budget de 650 millions d’euros, va permettre à la France de relever le défi démographique tout en prévoyant un meilleur accompagnement des personnes âgées. Le gouvernement maintient également, dans cette période budgétaire difficile, le pouvoir d’achat des ménages modestes et des classes moyennes. Plus de 4,2 millions de ménages modestes voient leur impôt sur le revenu diminuer dès l’automne 2014.

La rentrée 2014, c’est la priorité à l’emploi et aux investissements. Les assises du financement, les 34 plans de la nouvelle France industrielle, le crédit impôts pour la compétitivité et l’emploi (CICE), le pacte de responsabilité ou encore les projets de simplification administrative sont autant de mesures qui permettent de soutenir les PME et les entreprises françaises, qui incitent à l’innovation et l’investissement, et assurent le retour de l’emploi en France.

La rentrée 2014, c’est une France engagée pour la réorientation de l’Union européenne vers plus de croissance et plus d’investissements. A l’initiative du plan d’investissement européen de 300 milliards d’euros proposé par le président de la Commission européenne, la France agît aujourd’hui pour que ce plan voie le jour rapidement et comprenne des investissements publics d’envergure.  Ce plan devra soutenir de grands projets dans le domaine de la transition énergétique, du numérique et de l’emploi des jeunes.

La rentrée 2014 c’est une France qui agit au niveau international. Le président de la République s’est mobilisé très tôt contre les forces terroristes en Irak et en Syrie. La France a impulsé l’intervention internationale en Irak contre le groupe terroriste Daech et a été la première à fournir une aide humanitaire et sécuritaire aux populations civiles.

Deux ans et demi après leur élection, le président de la République et la majorité ont ouvert de nombreux chantiers. Certains portent déjà leurs fruits. D’autres sont en cours. Notre pays a besoin de réformes structurelles ambitieuses. Mais réformer prend du temps.

L’alternative proposée par la droite, à savoir la reprise de politiques d’austérité avec un plan de 120 milliards d’économies, n’est pas une solution. Elle ne ferait que nous enfoncer dans la spirale de la déflation, de la crise sociale et de la crise politique.

La politique menée par le gouvernement entend préserver un équilibre entre la réduction des déficits, l’amélioration de la compétitivité des entreprises, la relance des investissements pour assurer la croissance et la justice sociale. C’est la seule voie possible pour le redressement de notre pays.

Lire aussi:

Débat: La politique de François Hollande est-elle encore de gauche?

– « L’appel des 200 » députés socialistes, ni godillots ni déloyaux 

– Relancer la croissance en Europe: le président de la République fixe le cap de la politique européenne