Philip Cordery

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La coopération sanitaire frontalière : une réalité et une nécessité dans la province Sud de Namur

Article mis en ligne le 12 mai 2015 dans Blog,En circonscription,Non classé.

Le 28 et 29 avril, j’ai effectué un déplacement à la frontière franco-belge dans la Province Sud de Namur pour découvrir les infrastructures et rencontrer les acteurs de la coopération transfrontalière sanitaire de ce territoire.

Première étape : « l’Albatros », une ASBL qui accueille des personnes handicapées mentales et dont la spécificité est son caractère transfrontalier. Les 16 centres de l’institut, implantés de part et d’autre de la frontière, et dont les résidents et le personnel salarié sont belges et français, bénéficient d’une reconnaissance officielle de l’AWIPH en Belgique et des 19 départements français avec lesquels ils collaborent en France. La mise en place d’un projet pédagogique innovant et l’application de normes d’accueil strictes, font de cette structure, un exemple à suivre, pour l’accueil des personnes handicapées.

La journée s’est poursuivie par un entretien avec le médecin et l’infirmière du Service Mobile d’Urgence et de Réanimation (SMUR) de Fumay. Implanté sur le territoire français et dépendant de l’hôpital du Centre hospitalier de Charleville-Mézières, le SMUR procède à environ 700 interventions sur l’année de part et d’autre de la frontière. Dans le cadre de la zone organisée d’accès aux soins transfrontaliers (ZOAST), la coopération entre les services belges et français d’urgence est totalement harmonisée sur le territoire.

J’ai également rencontré l’association de Givet « Asmup 08 » très active sur la question du transport international des corps, sujet pour lequel, suite à mon action auprès du ministère des Affaires Etrangères, un accord est actuellement en cours entre la France et la Belgique.

Le déplacement s’est achevé par une visite des hôpitaux de Dinant et Mont Godinne dans lesquels de nombreux patients français sont pris en charge. Les patients français choisissent ces hôpitaux pour plusieurs raisons : la proximité géographique, la qualité des soins délivrés, la coopération entre les praticiens de santé belge et français, la facilité du dispositif. En effet, dans le cadre de la ZOAST, les patients français n’ont aucun frais à avancer ni de reste à charge à payer. Les frais des soins de santé sont pris à charge par la sécurité sociale et la complémentaire du patient, et ce, dans les mêmes conditions qu’en France.

La coopération sanitaire franco-belge sur ce territoire apparait comme une réalité et une nécessité pour les patients belges comme français habitants de part et d’autre de la frontière, et pour qui, des soins de santé de proximité sont primordiaux et parfois même indispensables.

Ces avancées administratives et techniques n’auraient pu être possibles sans le travail intense des acteurs sur le terrain. Je tiens d’ailleurs à saluer ici l’action de la Mutuelle Générale de l’Education Nationale (MGEN) et de la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) des Ardennes ainsi que de l’Observatoire Franco-Belge de la Santé (OFBS).