Philip Cordery

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2012 – Aujourd’hui, Député des Français du Benelux

J’ai été élu le 17 mai 2012, député à l’Assemblée nationale de la 4ème circonscription des Français établis hors de France, devenant ainsi le premier député de cette nouvelle circonscription.

J’oriente mon action autour de 3 axes. Tout d’abord, l’action parlementaire nationale : en tant que député de la nation, je suis très impliqué dans le travail législatif pour redresser la France. Ensuite, la représentation des Français établis dans le Benelux : je m’efforce d’intégrer dans toutes les législations un volet concernant les Français établis hors de France. Et enfin, l’inspiration des pays de la circonscriptions : je cherche à importer dans le débat public français des « bonnes pratiques » du Benelux.

Je suis membre de la commission affaires étrangères, secrétaire de la commission affaires européennes, président du groupe d’études sur les questions transfrontalières, vice-président des groupes d’amitié France-Belgique, France-Pays-Bas, France-Luxembourg, et membre du bureau du groupe Socialiste, Républicain et Citoyen à l’Assemblée nationale. Je suis également très impliqué sur les questions d’enseignement français à l’étranger et siège au nom de l’Assemblée nationale au Conseil d’administration de l’agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE). Je suis également membre du comité de pilotage sur l’avenir de l’enseignement français à l’étranger et suis actuellement investi d’une mission d’étude avec la sénatrice des Français de l’étranger, Claudine Lepage, sur les frais de scolarité dans le réseau de l’enseignement français à l’étranger.

J’ai jusqu’ici rédigé cinq rapports :
– le rapport sur l’adhésion de la Croatie à l’Union européenne,
– le rapport de suivi sur la directive sur les qualifications professionnelles,
– le rapport sur l’emploi des jeunes en Europe
– le rapport d’information déposé par la commission des affaires européennes portant observations sur la proposition de loi tendant au développement, à l’encadrement des stages et à l’amélioration du statut des stagiaires
– le rapport sur le projet de loi adopté par le Sénat, autorisant l’approbation de l’accord-cadre entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la région wallonne du Royaume de Belgique sur l’accueil des personnes handicapées.

1985, mon engagement en politique

C’est la date de mon entrée en politique à l’âge de 19 ans. Quatre ans après la victoire historique de François Mitterrand, la gauche connait des difficultés. C’est alors que je décide d’adhérer au Parti socialiste et au Mouvement des jeunes socialistes (MJS), concrétisant ainsi un engagement de longue date contre la peine de mort et contre la politique d’apartheid menée en Afrique du Sud.

Mes années universitaires, durant lesquelles j’étudie les Langues étrangères appliquees (LEA) à Paris X Nanterre, sont un accélérateur de mon engagement. Militant à l’Union nationale des étudiants de France (UNEF-ID), je prends une part active au mouvement étudiant de 1986 contre le projet Devaquet qui prévoit d’introduire la sélection à l’entrée des universités. Le mouvement, marqué par le décès d’un étudiant, traduit aussi le rejet du pouvoir autoritaire du duo Pasqua/Pandraud.

J’exerce pendant cette période des responsabilités au MJS, d’abord dans ma section du 17ème arrondissement de Paris, j’habite alors Place de Clichy, puis comme animateur de la Fédération de Paris et finalement comme responsable des relations internationales au sein de la direction nationale. Professionnellement, je rejoins le cabinet du Président de l’Assemblée nationale, Henri Emmanuelli.

1992, Bruxelles, acte I, construire l’Europe pour les jeunes

Après avoir initié puis fondé l’organisation des jeunes socialistes européens (ECOSY), j’en deviens le premier Secrétaire général lors du congrès constitutif en novembre 1992 à Oegstgeest, près de La Haye. Pendant cinq ans, je développe cette structure permettant aux jeunes socialistes de toute l’Europe d’échanger, de coopérer et de développer des revendications communes.

L’Europe joue un rôle important dans ma vie. Né d’un père britannique et d’une mère française, je la vis au quotidien pendant toute mon enfance avant d’en faire un des piliers de mon engagement politique, engagement motivé par la volonté de réorienter l’Europe afin de la rendre plus sociale et plus attentive aux attentes de ses citoyens. Alliant engagement pour la jeunesse et pour l’Europe, je m’efforce inlassablement de faire prendre conscience aux dirigeants européens de l’importance de mettre la jeunesse au cœur de leurs politiques et de promouvoir échanges et coopération entre jeunes européens. En 1994, je suis candidat aux élections européennes sur la liste du Parti socialiste pour porter ce projet.

Pendant cette période, je réside à Ixelles près de la place Flagey. J’y vis ma première expérience enrichissante de Français de Belgique, m’imprégnant du mode de vie belge que j’apprécie par son authenticité.

1998, retour à Paris pour travailler avec François Hollande

François Hollande, qui vient d’être élu Premier Secrétaire du Parti socialiste suite à la victoire aux élections législatives de 1997 et la nomination de Lionel Jospin à Matignon, me propose de diriger le secteur International et Europe du PS, ce que je fais pendant 6 ans et demi à ses cotés ainsi qu’aux côtés d’Henri Nallet, puis de Pierre Moscovici. En 2004, je suis nommé coordinateur adjoint de la campagne des élections européennes, qui ont vu un succès historique de la liste conduite par François Hollande. Je siège au Conseil national du PS depuis 1994.

Mes trois enfants, Robin, Laetitia et Tom sont nés à Créteil où Florence, mon épouse, et moi-même habitons depuis notre retour en France.

Dès leur entrée à l’école, je m’investis au sein de la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE) et siège au Conseil d’école. Ces années sont celles d’un engagement local important, aussi bien politique à Créteil et dans le Val-de-Marne que syndical au sein de l’Union nationale des syndicats autonome (UNSA).

2004, Bruxelles, acte II. Réorienter l’Europe

Le congrès du Parti socialiste européen (PSE) de Bruxelles en 2004 voit la victoire d’un homme, Poul Nyrup Rasmussen, ancien Premier ministre danois et d’une nouvelle ambition pour le Parti socialiste européen, celle de le transformer en un acteur de la vie politique européenne. Le PS et François Hollande soutiennent cette stratégie et me confient la tâche d’en assurer le Secrétariat général. C’est à ce titre que je siège au Bureau national du Parti socialiste, tâchant de faire le pont entre la politique nationale et la politique européenne.

Je m’investis alors pleinement dans ce nouveau défi avec la détermination de construire un espace politique européen et de réorienter les politiques de l’Union. Je participe à l’élaboration des politiques du PSE et à leur coordination avec le travail législatif du Parlement européen et des parlements nationaux. Attaché à faire de l’Europe un projet citoyen, je l’emploie à maintenir un dialogue constant avec les citoyens. En 2009, je suis candidat aux élections européennes dans la circonscription frontalière du Nord.

Ces années sont aussi celles de mon enracinement plus profond en Belgique. Je vis à Etterbeek dans la région de Bruxelles avec Florence, elle-même engagée localement, et mes enfants. Passionnés de rugby, nous sommes aussi investis dans le club de Boitsfort où jouent nos fils.

Nous rentrons régulièrement en France, à Paris, à Tours et à Tarnos, dans les Landes, où vivent nos familles, ainsi qu’en Bretagne, où nous apprécions particulièrement de nous ressourcer.

2012, Ma campagne durant les élections législatives

Ma candidature aux élections législatives pour la 4ème circonscription des Français établis hors de France fût le prolongement d’un engagement de longue date. Investi par les militants socialistes vivant au Benelux en Décembre 2010, j’ai mis ma candidature au service des Français de Belgique, du Luxembourg et des Pays-Bas qui, pour la première fois élisaient leur représentant à l’Assemblée nationale.

J’ai considéré cette candidature comme un engagement à améliorer la vie des Français du Benelux par la mise en œuvre de politiques qui prennent en compte leurs spécificités, à changer la France par une politique de redressement, de justice et d’espoir initiée par François Hollande et à changer l’Europe grâce au poids retrouvé d’une France progressiste et déterminée.

La campagne de terrain et de proximité que j’ai menée est restée fidèle à ma conception de la politique, à savoir écoute, dialogue et prise en compte permanente de l’intérêt des citoyens, notamment les plus fragiles.